Styles de terrassement: des idées de l’autre bout du monde

terrassementÀ l’image des arts, les jardins ont subi les influences des civilisations qui les ont conçus. Depuis la nuit des temps, la botanique et l’aménagement paysager ont reflété les penchants de ces civilisations. C’est ainsi que le terrassement est devenu un art tout entier, une inspiration qui tient de plusieurs affluents artistiques et culturels.

Inspiration chinoise et japonaise

C’est de L’Empire du Milieu et du pays du Soleil-Levant que nous viennent deux styles empreints de grâce et d’exotisme. La Chine et le Japon, deux civilisations ancrées dans l’histoire universelle, nous ouvrent les portails de jardins mirifiques.

Indémodables, les jardins zen inspirés des patrimoines sino-japonais offrent des possibilités de terrassement d’une extrême finesse. Le mariage des éléments aboutit à des portraits séduisants, extrêmement appréciables pour leurs attraits esthétiques. Dans les milieux denses comme les grandes villes, les jardins chinois et japonais sont une escapade agréable dans le temps et le lieu.

Des éléments communs pour un terrassement distinct

Élément fondateur dans les deux cultures de terrassement, l’eau initie le cours de création du jardin tant en Chine qu’au Japon. Alors que l’eau constitue l’élément central du jardin dans le style chinois,  elle est – toutefois –  un réflecteur d’harmonie pour son homologue japonais.

L’usage de la pierre, quant à lui, unit les deux styles pour en faire une base de toutes les idées de terrassement. En effet, la pierre constitue la base sur laquelle repose tout le projet. C’est un gage de force et de stabilité pour donner libre cours à des élans artistiques mis en valeur par le choix des plantes et des accessoires.

Alors que le jardin chinois penche plus vers les bonsaïs, la fleur de Bouddha vole la vedette dans le style nippon. Focalisé sur le symbolisme des plantes, le jardin de Chine affiche une préférence pour les plantes résistantes comme les vivaces, pour ainsi relater la longévité et la résistance. À l’opposé, le lotus – connu pour sa floraison saisonnière – célèbre des instants courts, mais divins.

Les pots et les lanternes

L’usage d’accessoires additionnels est différent entre les deux styles. En effet, seuls les pots et les vases semblent entrer dans l’architecture du jardin chinois, puisque ceux-ci servent de support pour les bonsaïs.

Quant au style japonais, l’usage des lanternes est non seulement doté d’attributs décoratifs, mais il est également chargé de symboles et de philosophie. La présence des ponts faits de bambou ou de roche sobre vante les charmes des plantes pendant que le cours d’eau se charge de flatter la lumière naturelle en la reflétant sur sa surface.

Deux architectures, une seule vision

Se distinguant l’un de l’autre sur certains aspects architecturaux, les jardins chinois et japonais semblent se mettre d’accord sur la vision qu’ils servent. En effet, les deux styles peuvent être reproduits dans des espaces réduits, à l’image des terrasses ou des vérandas d’intérieur.

En jouissant d’une diversité de plantes très intéressante, la création des deux styles aboutit à un plaisir sensoriel exquis : un parfum zen et relaxant, une ambiance avec des airs feutrés et apaisants.